Paroisse Sainte-Trinité

354, rue Principale
Brownsburg-Chatham QC  J8G 2V7
Courrriel: psaintetrinite@gmail.com
Téléphone :  450-533-6314 - Télécopieur:  450-533-5471


Célébrations
Feuillet paroissial
L'équipe pastorale
Centre administratif
Conseil de fabrique
Dialogue pastoral
Formation à la
vie chrétienne
Les sacrements
Activités
Bénévolat
Liens utiles


Saint-Louis de France
Nos organismes
L'historique
Cimetière


Saint-Michel de Wentworth
Nos organismes
L'historique
Cimetière



Saint Philippe
Nos organismes
L'historique
Cimetière

 

 

 

 

 

 

 








Historique Saint-Louis-de-France

Qui est Saint Louis (1215 - 1270)

 

Ayant perdu son père, Louis VIII, en 1226, saint Louis fut sacré roi de France à onze ans, sous le nom de Louis IX. Jusqu'en 1234 où il devint majeur et épousa Marguerite de Provence, sa mère Blanche de Castille exerça la régence. Sa femme lui donna six fils et cinq filles. La première partie de son règne fut marquée par la révolte de certains vassaux qu'aidaient les Anglais; il les battit les uns et les autres, en 1242, à Taillebourg et à Saintes.

 

Tombé malade et ayant promis, s'il guérissait, de se croiser, saint Louis s'embarqua à Aigues-Mortes en 1246, aborda en Égypte, prit Damiette, combattit héroïquement à Mansourah, puis tomba aux mains des infidèles. Il rendit Damiette pour sa rançon, visita les lieux saints et s'occupa de réparer les places de Syrie qui restaient aux chrétiens. Il rentra en France en 1254. Entre-temps, sa mère Blanche, une deuxième fois régente, était morte, après avoir réprimé la révolte des Pastoureaux: c'était une prétendue croisade de bergers et de pâtres qui voulaient aller délivrer le roi en Palestine et, en attendant, commettaient en France des brigandages et des crimes.

 

 

Saint Louis mit à profit les seize années suivantes pour assurer la paix intérieure et extérieure de son royanume. Il supprima les guerres privées et les combats judiciaires, détruisit ce qui restait de Vaudois et d'Albigeois, édicta des lois admirables, ranima le commerce, rendit lui-même la justice à l'occasion, fonda l'hôpital des Quinze-Vingts pour les aveugles, bâtit la Sainte-Chapelle, commença la construction de la Sorbonne, se montra tellement bon, pieux, sage et désintéressé qu'aux yeux de tous il passa pour saint de son vivant. Ne vit-on pas le pape Grégoire IX et Frédéric II le choisir comme arbitre, et de même Henri III d'Angleterre et ses barons? Les deux principaux traités qu'il signa furent celui de Corbeil en 1258 et celui d'Abbeville l'année suivante; le premier cédait au roi d'Aragon la Catalogne, le Roussillon, la Cerdagne en échange du Languedoc; le deuxième abandonnait au roi d'Angleterre le Limousin, l'Agenois, le Périgord, le Quercy en échange de la Normandie, du Maine, de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou.
Le saint roi mourut, en 1270, en vue de Tunis où il était allé combattre une nouvelle fois les infidèles; son fils Philippe le Hardi rapporta ses restes en France et ils furent inhumés à Saint- Denis.
L'Histoire a donné aux expéditions africaines de saint Louis les noms de septième et huitième Croisades.

Nous fêtons St-Louis de France le 25 août.

Pour plus d'histoire sur St-Louis cliquez sur ce lien

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_IX_de_France

 

L'ÉGLISE SAINT-LOUIS DE FRANCE EN QUELQUES MOTS

L'église St-Louis-de-France de Brownsburg a été bâtie en deux étapes:
La construction primitive en 1927 et l'église restaurée et agrandie en 1950.
L'architecte aux deux occasions était Alfred Potvin.
Hauteur du grand clocher: 116 pieds Longueur de la nef: 94 pieds
Hauteur de la nef: 32 pieds
À peu près 625 places à l'origine.
L'église a subi plusieurs changements qui en ont fait un lieu qui invite au recueillement, mais l'église n'accuse aucun style particulier.
Elle est solidement bâtie sur le roc. Les murs extérieurs sont en briques tandis que les murs intérieurs sont recouverts d'un revêtement cartonné et peint. Le sous-sol a été rénové au début des années 2010 et offre une belle salle pour y tenir des activités ou des repas.

 

 

 

Depuis le début des registres de la paroisse, le 4 octobre 1908 jusqu'au 10 mai 2026, date de fermeture de l'église, 4 402 enfants ont été baptisés, 1 487 mariages ont été bénis et 1 624 services de funérailles ont été célébrés. Au 10 mai 2026, nous comptons 1 843 âmes reposant dans le cimetière Saint-Louis-de-France de Brownsburg.

 

HISTORIQUE DE LA PAROISSE SAINT-LOUIS DE FRANCE

 

Au printemps de 1906, les catholiques de Brownsburg demandèrent au curé de Saint-Philippe, M. L.P. Montour de bien vouloir desservir la population à Brownsburg. Le curé Montour acquiesça à leur désir, avec toutefois l'autorisation de Mgr Duhamel, Évêque d'Ottawa.

On fit une souscription qui rapporta $614.29 dans le but de bâtir une bâtisse qui servirait à la fois de chapelle et d'école dans le village. Un terrain mesurant 140 x 200 pieds a été donné par M. Hormidas Pilon. Les travaux de cette construction furent confiés à M. J. Quenneville. Commencée dans les premiers jours du mois d'août 1906, la bâtisse fut terminée juste à temps pour l'ouverture de la classe le 15 septembre 1906 avec Mlle Prégent comme institutrice. La bâtisse a coûté $1,305.50 . Elle mesurait 65 x 30 pieds. La nef séparée du sanctuaire par un rideau servit d'école paroissiale durant six ans jusqu'à l'arrivée du curé Bouchard en 1912 qui fit construire la première école.

Le 18 novembre 1906 a eu lieu la première messe et l'ouverture de la mission; la messe fut chantée par M. le curé Montour de Saint-Philippe accompagnés à Brownsburg des chantres de Saint-Philippe. Par la suite, la messe fut célébrée à Brownsburg trois dimanches par mois, le quatrième dimanche étant consacré à la mission de Saint-Michel de Wentworth. Ce n'est qu'en 1915 que l'on commença à célébrer une messe le 4e dimanche du mois.

Le 18 août 1907 eut lieu la bénédiction de la cloche par Mgr J.O. Routhier, vicaire général du diocèse d'Ottawa. C'est M. le curé Leclerc de Chute-à-Blondeau qui fit le sermon de circonstance. La chapelle était magnifiquement décorée. Sur le grand mât en face de la chapelle claquait à la brise un superbe drapeau canadien-français: le drapeau de Carillon aux armes du Sacré-Coeur. On estima à plus de cinq cent le nombre de personnes qui ont assisté à la fête.

Le 1er juillet 1908, lors de la première visite de Mgr. Duhamel à Saint-Louis de Brownsburg, les résidents catholiques en profitèrent pour demander un curé résidant à Brownsburg. Le 1er octobre, Mgr Duhamel nomma M. l'abbé J.L. Pilon, premier curé de Saint-Louis de Brownsburg. Il céda sa place au curé J. P. Cadieux en 1911 qui fut remplacé l'année suivante par le curé Vitalis Bouchard.

En 1915, le 12 mars, on attribua le contrat pour la construction du presbytère au montant de $4,400 à Siméon Lacoste de Saint-Colomban associé de Edouard Gascon de Sainte-Rose. La paroisse en prit possession le 2 août 1915.

La population étant passée de 84 familles en 1912 à 140 familles en 1915, l'abbé Bouchard obtint de Mgr Gauthier, le 18 juillet 1915, l'autorisation de donner deux messes le dimanche à Brownsburg. Il y avait ainsi deux messes tous les dimanches et fêtes d'obligation; une messe basse à 7h30 et la grand'messe régulière à 9h30. On passa à trois messes à partir du dimanche 12 novembre 1916.

 

 

Le 8 septembre 1916, trois syndics d'église ont été choisis par le curé Bouchard parmi les anciens de la paroisse-mission, pour aider celui-ci au nom des paroissiens dans les oeuvres de la fabrique. Ce furent Messieurs Joseph Lacasse, Joseph Lefebvre et Procul Lépine.

Le 2 juin 1916, la paroisse achète et défriche un terrain pour établir un cimetière sur le chemin de la carrière. Jusqu'à cette date les défunts devaient être transportés et enterrés dans le cimetière de Saint-Philippe. Le coût du terrain et de sa préparation complète incluant croix et clôture coûtera 745.65 $. Le premier corps enterré dans le cimetière de Brownsburg fut celui du fils de Procul Lépine et d'Élisa St-Denis: Armand Lépine décédé à l'âge de 7 ans et 4 mois et inhumé le 2 juin 1917.

La paroisse de Brownsburg (qui était jusqu'ici une mission) a été érigée canoniquement le 22 juillet 1920 sous le titulaire de Saint-Louis-de-France. La paroisse comptait alors 145 familles et 855 âmes. La première élection de trois marguilliers pour la paroisse Saint-Louis-de-France a été faite le 7 novembre 1920 par assemblée des francs tenanciers. Les premiers marguilliers élus furent M. Hormidas Pilon, M. Jean-Baptiste Raymond et M. Hector Pariseau. L'érection civile de la paroisse a été décrétée par le gouveneur général en conseil le 29 janvier 1921.

En 1922, les révérendes soeurs de Sainte-Croix et des Sept Douleurs, à la demande du curé Bouchard et des syndics d'école de la paroisse, ont pris charge de l'école paroissiale à l'ouverture des classes en septembre 1922. La Révérende Mère Générale Marie de Sainte-Clotilde de Saint-Laurent près de Montréal a bien voulu accéder à la demande du curé Bouchard après avoir obtenu l'autorisation de Mgr l'archevêque d'Ottawa pour l'entrée des soeurs de Sainte-Croix dans le diocèse d'Ottawa. La première supérieure fut Soeur Marie de Sainte-Martine.

Le 6 mars 1924, une résolution de la fabrique autorise la paroisse à acquérir un terrain avoisinant l'église actuelle mesurant 73 x 150 pieds et appartenant à M. Omer Legault au prix de $1,300 en vue de la construction d'une nouvelle église. Cette même année, le 21 juillet, les dépendances du presbytère passèrent au feu causant aussi des dégats à une partie du presbytère. Cet incendie coûta $750 à la fabrique parce que les hangars qui avaient brûlés n'étaient malheureusement pas inclus dans le contrat d'assurance, à la surprise des marguilliers et du curé.

Construction d'une nouvelle église

1926: L'église actuelle est dans un état vétuste au point qu'il serait difficile de la réparer et est maintenant devenue trop petite pour contenir les paroissiens qui s'y rendent tous les jours.Le curé Bouchard présente une requête à Mgr l'archevêque d'Ottawa, le 15 novembre 1926, pour obtenir la permission de construire une nouvelle église. L'archevêque acquiesce à cette requête et les plans de la nouvelle église seront préparés par l'architecte Alfred Potvin de Montréal. Une partie de terrain de 15 x 18 pieds situé à l'arrière appartenant à M. Joseph Legault est achetée par la paroisse pour agrandir la devanture de l'église.

Le contrat de construction selon les plans et devis vus et acceptés par le diocèse a été attribué à l'entrepreneur Adélard Paquette de St-Hugues le 20 mai 1927 au prix de $30,000. Les travaux devront être terminés pour le 15 novembre 1927.

Le 31 juillet 1927 à 3 heures P.M., on procède à la cérémonie de bénédiction de la pierre angulaire de la nouvelle église par le chanoine Joseph Gascon, curé de Hawkesbury délégué par Mgr Joseph Charbonneau, vicaire capitulaire de l'archidiocèse d'ottawa. Le sermon de circonstance fut dit par M. l'abbé Joseph Leclerc, curé des Chutes-à-Blondeau. Les documents de circonstance ont été déposés dans la cavité de la pierre angulaire qui fut donnée par "Goulet & Marchessault" de Montréal.

L'ancienne chapelle, construite en 1906, fut déplacée en juillet 1927 derrière le presbytère et rénovée grâce à un don de 500 $ de la Dominion Cartridge Co, de Brownsburg qui fournira aussi le bois de lambourde. Ce bâtiment deviendra la salle paroissiale. M. William Pettey fit don d'un piano le 17 juillet 1927 pour la salle paroissiale.

La nouvelle église en briques, d'une longueur de 128 pieds et d'une largeur de 53 pieds, fut inaugurée le 25 décembre 1927 à la messe de minuit. C'est le Révérend Père Lirette de Papineauville qui chanta la première messe. Le 20 mai 1928, l'archevêque d'Ottawa, Mgr Guillaume Fabres, a béni sollennellemnt l'église de la paroisse Saint-Louis de France de Brownsburg. La bénédiction fut suivie de la messe pontificale où le Révérend Père Prudhomme prêcha. Cette même journée, on procéda à la bénédiction de la nouvelle cloche qui pèse 1,450 livres et donne le son Sol. Elle fut baptisé du nom de Saint-Louis, patron de la paroisse.

Premières rénovations de l'église

Dans les années qui suivirent, des travaux de rénovation furent entrepris. En 1937, on décide de repeinturer les trois clochers de l'église et de faire dorer les croix des clochers pour la somme de 110 $. Le travail fut acompli par M. lorenzo Laforest de Brownsburg qui lava aussi la brique de la devanture de l'église pour 5 $. En 1939, on fit peinturer les boiseries de l'extérieur de l'église et remastiquer les fenêtres pour un prix de 128.87 $. En 1940, c'est au tour di toit de l'église et de la salle paroissiale d'être repeint pour la somme de 62 $. On en profita aussi pour paver l'espace entre le presbytère et l'église pour un montant de 188.28 $.

Le 20 mai 1941, il fut décidé de construire, à même ce qui primitivement était l'écurie, un logis de deux étages pour le bedeau. Le bedeau ne paie pas de loyer mais doit quitter le logis lorsqu'il cesse ses fonctions de bedeau.

En 1941, l'église se dota d'un orgue neuf de la maison Casavant & Frères de Saint-Hiacynthe au prix de $2,500 dont 2 200 $ provinrent de dons de paroissiens. L'inauguration de l'orgue a eu lieu à la messe de minuit de Noël 1941. Cet orgue sera vendu en 1949 aux révérendes Soeurs de Sainte-Anne de St-Jacques au montant de 2 500 $. La fabrique le remplacera par un orgue Hammond au prix de 4 281.11 $ en prévision de l'agrandissement de l'église.

En 1941, on contruisit aussi une nouvelle école pour les garçons. En juin 1944, on reconstruisit le couvent des soeurs de Sainte-Croix qui avait passé au feu en janvier. Le couvent fut reconstruit au prix de $100,000 et le logement des religieuses était attenant au couvent. La prise de possession du nouveau couvent eut lieu en décembre 1944.

En 1944, le système de chauffage à air chaud installé dans le presbytère est changé pour un système de chauffage à l'eau chaude au prix de 1 383.35 $. Un an plus tard, on procédera au remplacement du filage électrique au prix de 219 $. Puis en 1945, c'est l'église Saint-Louis-de-France qui verra son système de chauffage à air chaud passé à un système de chauffage à l'eau chaude au coût de 3,774.17 $. C'est M. Joseph Leroux, plombier de Brownsburg qui en obtint le contrat d'installation. Les travaux furent complétés le 12 août 1945.

Un système de haut-parleurs et microphones fut installé dans l'église en février 1948 au coût total de $400. On fera aussi repeinturer tout l'intérieur de la salle paroissiale. Au 31 décembre 1948, la paroisse Saint-Louis de France n'avait aucune dette et avait un solde en banque de $8,631.59

L'année suivante, Les Révérends Frères du Sacré-Coeur sont arrivés à Brownsburg le 1er septembre 1949 pour prendre charge de l'école Bouchard.

Agrandissement de l'église

En 1949, il fut décidé de procéder à l'agrandissement de l'intérieur de l'église et de la rénovation des clochers pour y ajouter deux nouvelles cloches.. Le clocher du centre sera haussé de 27 pieds et 7 pouces tandis que les deux clochers de chaque côté seront haussés de 24 pieds et 4 pouces.

Les plans et devis de l'architecte Alfred Potin de Montréal (le même architecte qui avait conçu les plans et devis pour la construction de l'église en 1927) furent approuvés par le comité diocésain de contruction en mai 1949 .Le comité limita la dette d'emprunt de la construction à $25,000.

Tous les travaux furent exécutés par M. Eugène Provost de Lachute avec l'aide de ses quatre garçons. Les travaux durèrent neuf mois et demi soit de mai 1949 au 15 janvier 1950. Les travaux coûtèrent $46,574.34 pour l'église seulement. La première messe chantée fut la messe de minuit de Noêl 1949. La sainte messe a pu être célébrée sur semaine le dimanche à partir du 22 janvier 1950.

En avril 1950, il est décidé de louer 15$ par mois la salle paroissiale aux Chevaliers de Colomb de Brownsburg (conseil 3120). Ceux-ci feront les réparations et améliorations intérieures qu'ils jugeront nécessaires à leurs propres frais.

Au printemps de 1950 furent exécutés les travaux des trois clochers qui causèrent une autre dépense de $15,076. Les travaux furent attribués à Louis Houle et Frères de Montréal qui démontèrent les anciens clochers et construisirent les trois nouveaux clochers. Les clochers furent terminés le 10 juin 1950. Le lendemain, Mgr Alexandre Vachon, archevêque d’ottawa, est venu bénir l’église agrandie de 31 pieds et élargie à l’arrière avec la statue en marbre du Sacré-Cœur à l’extérieur.

Le 20 septembre 1953 furent bénites les deux nouvelles cloches par Mgr Émilien Frenette, évêque de Saint-Jérôme. La deuxième cloche de bronze pèse 890 livres et donne le son ‘La’. Elle porte le nom de Vitalis. La troisième cloche de bronze pèse 600 livres et donne le son ‘Do’. Elle porte le nom de Marie. Le prix incluant l’installation électrique fût de 3 400 $.

En 1954, il est décidé d’installer l’huile à chauffage pour remplacer le chauffage au charbon à l’église. Le coût total des travaux fût de 781.40 $.

Le 24 octobre 1954, M. l’abbé Léo Clément est nommé curé de la paroisse Saint-Louis-de-France de Brownsburg. Il succédera au curé Vitalis Bouchard maintenant âgé de 79 ans qui servit la paroisse durant 42 ans. Au 31 décembre 1954, la dette de la paroisse est de 34,696,44 $.

 

Rénovations majeures dans les années ‘60

En 1962, le chanoine Vitalis Bouchard fait un don de 3 000 $ à la paroisse pour refaire le perron et tout le devant de l’église.

Au cours des années qui suivront, des réparations majeures seront effectuées dans l’église suite au nouveau souffle souhaité par le concile Vatican II. Les clochers seront repeints en 1966 au coût de 1 400 $. En 1967, on entreprend la réfection du chœur de l’église ainsi que des allèges de fenêtres dans la nef de l’église. Les travaux débuteront en janvier 1968 et dureront 8 semaines. Ils sont estimés à 15 000 $. D’autres travaux seront entrepris tels que la peinture, le remplacement du lutrin et de l’ambon, l’achat d’une lampe du sanctuaire et d’un porte-cierge pascal, l’installation d’un tapis sur toute l’étendue du chœur et des marches. Le coût total des travaux fût de 26 224.22 $

À la fin des années ’60, la paroisse connait ses premières années déficitaires majeures. Environ la moitié de la population paie sa dîme. Une messe est ajoutée le samedi soir. On commence à penser d’organiser des soirées dansantes, des bingos ou des soupers bénéfices pour venir en aide financièrement à la fabrique. Question de sécurité, on décida d’ajouter de l’éclairage dans l’entrée du sous-sol et la descente de l’escalier.

Dans les années ’70, on procède à la rénovation du sous-sol et l’installation d’une toilette ainsi que d’une deuxième sortie. Une lisière de terrain est aussi cédée à la municipalité pour l’élargissement de la rue Principale.

En 1973, la fabrique achète un nouvel orgue au prix de 1 695 $. La fabrique vend la même année la maison derrière l’église à M. Rosaire Bigras de Brownsburg. La fabrique entreprend des travaux pour diviser le presbytère en deux parties et aménager un logement au presbytère qui rapportera des revenus locatifs de 100 $ par mois à la fabrique. Le coût des modifications se chiffre à 1 740 $.

Les rénovations se poursuivent…

En 1983, on procède à l’isolation de l’entretoit de l’église pour la somme de 7 000 $. En 1985, la peinture intérieure de l’église sera refaite avec l’aide des participants de Katimavik. Dans les années qui suivront, le chauffage bi-énergie sera installé à l’église au coût de 15,348 $. Deux petites salles seront aménagées au jubé en 1989 pour l’enseignement de la catéchèse aux jeunes. On en profitera aussi pour refaire le plancher en tuiles de l’église. Cette même année, le cimetière est agrandi au coût approximatif de 9 000 $. En 1994, un nouveau système d’éclairage est installé dans l’église au coût de 16 935 $.

En l’an 2000, les portes et les fenêtres sont remplacées au coût de 74,766 $. La paroisse se voit octroyé une subvention de 40 000 $ du Patrimoine du Québec pour ces travaux.

La paroisse Sainte-Trinité

En 2004, un réaménagement diocésain regroupera les paroisses Saint-Louis-de-France, Saint-Philippe et Saint-Michel-de-Wentworth en une seule paroisse : la paroisse Sainte-Trinité inaugurée le 1er janvier 2005. La nouvelle paroisse aura la charge de trois églises et administrera trois cimetières. C’est l’abbé André Côté qui est nommé prêtre modérateur de cette nouvelle paroisse avec une toute nouvelle équipe de six marguilliers et marguillières représentant les trois communautés.

En 2009, un columbarium de 64 niches est installé dans le cimetière de Brownsburg pour répondre à la demande grandissante du nombre d’incinération.

En 2011, un projet de réaménagement de la cuisine au sous-sol de l’église est proposé par l’organisme ‘Le Bon Samaritain’. Le sous-sol subit une cure de rajeunissement avec la construction d’une nouvelle cuisine. Le coût des travaux est évalué à 24 225$.

En 2012, Justin Laurin, un adolescent doué en art se propose pour repeindre les vitraux de l’église. En 2013, les portes avant de l’église sont sablées et teintes par un bénévole. En 2014, la paroisse décide d’installer une bouilloire électrique (en complément à la bouilloire au mazout) ce qui exigera une nouvelle entrée électrique pour l’église. Le coût des travaux est de 18 000 $.

C’est aussi en 2014 que la zone pastorale de Lachute est créée. C’est le prêtre Michel Jasmin qui est nommé en charge de cette unité pastorale qui regroupe les sept paroisses de la région de Lachute. L’Unité Pastorale de Lachute sera abolie en 2019.

À l’automne 2015, la Branche Culturelle de Brownsburg-Chatham s’installe dans le jubé à l’église Saint-Louis-de-France. Pour faire suite à leur demande, une partie des bancs à l’arrière de l’église est retirée afin de leur permettre de faire des expositions dans cette partie de l’église. Un rideau est ajouté pour séparer l’espace de culte et l’espace d’exposition. Cette collaboration durera cinq ans et se terminera en octobre 2020.

En septembre 2017, le Père Richard Woodbury est nommé prêtre modérateur de la paroisse Sainte-Trinité et de la paroisse Notre-Dame-du-Sacré-Coeur de Grenville. En raison de la distance entre ces deux villes et afin d’accommoder le Père Richard, il est décidé de célébrer une seule messe le dimanche dans notre paroisse et d’alterner de lieu de culte entre la communauté de Saint-Louis-de-France et celle de Saint-Philippe à chaque semaine. La messe est maintenant célébrée à 9 heures.

En 2019, c’est le début de la pandémie du Covid-19. Les fermetures obligatoires de lieux de culte viendront compliquer les finances de la paroisse. Nous connaitrons trois années déficitaires successives (2020, 2021 et 2022) pour un déficit total de plus de 58 000 $. Les administrateurs se questionnent sérieusement sur l’avenir de la paroisse.

En octobre 2021, la paroisse Sainte-Trinité tient une assemblée de paroissiens pour les mettre au courant de la situation financière de la paroisse et les aviser de son intention de vendre l’église Saint-Louis-de-France et le presbytère. Les paroissiens présents approuvent la démarche.

En consultant les actes notariés de la paroisse, le notaire découvre une clause qui nous empêche de vendre l’église à d’autre fin que celui pour lequel il est destiné soit un lieu de culte catholique. Cette clause sera finalement radiée des actes notariés suite à un jugement de la cour supérieure du Québec en avril 2025 nous permettant aujourd’hui de vendre l’église. Des démarches sont alors entreprises pour trouver une nouvelle vocation à ces bâtiments. Nous sommes encore en pourparlers pour trouver un nouvel acquéreur.

Finalement, en 2022, la paroisse entreprend une campagne de financement pour repeindre la clôture au cimetière de Brownsburg et pour remplacer une section de la clôture en mailles sur le côté ouest du cimetière. Les travaux coûteront 17 404.19$. Ils ont été entièrement payés par des dons des concessionnaires de lot et des subventions.

Au cours des décennies passées, des organisations comme les Filles d’Isabelle, les Chevaliers de Colomb, le Cercle des Fermières, le groupe Joie de Vivre, les Alcooliques Anonymes, Le Bon Samaritain, le club d’âge d’or ‘Les Pentes d’Argent’ et bien d’autres groupes se sont impliqués dans la vie paroissiale. Sans compter les groupes de pastorale, les chantres et les musiciens, les lecteurs et lectrices, les servants de messe, les marguilliers, les vice-présidents et les présidents d'assemblée, sans oublier les nombreux, prêtres, frères et soeurs qui ont oeuvrés dans cette paroisse et les milliers de bénévoles qui ont généreusement donné de leur temps. La paroisse a aussi fait sa large part dans l’organisation de la guignolée et accueille encore aujourd’hui la Banque Alimentaire tous les jeudis matin pour aider les plus démunis de notre communauté. À vous toutes et tous, un grand Merci!

Les membres de l’assemblée de fabrique multiplient leurs efforts pour rencontrer les objectifs financiers. Mais nous ne pouvons y arriver seuls. La population de Brownsburg-Chatham doit soutenir son Église financièrement si elle désire que les services pastoraux catholiques puissent continuer à être servis dans sa communauté.

Désormais, nous poursuivrons notre chemin en nous unissant à la communauté de Saint-Philippe à chaque semaine pour faire en sorte que le passé soit garant d’un avenir meilleur où chacune et chacun découvrira le vrai sens de l’humanité, la raison d’être de cette vie souvent imprévisible mais toujours vivante.

La communauté de Saint-Louis-de-France remercie tous et chacun d’avoir pris part à cette dernière célébration eucharistique en ce dimanche 10 mai 2026 dans notre église presque centenaire. Vivons ce moment triste et solennel dans le respect de toutes celles et de tous ceux qui ont franchi le seuil de porte de cette église. Que Dieu vous bénisse toutes et tous !

 

Les curés de la paroisse

1er curé J. L. Pilon Oct 1908 - 1911

2e curé J. R. Cadieux 1911-1912

3e curé Vitalis Bouchard Août 1912 – Nov 1954

4e curé Léo Clément Nov 1954 – Fév 1963

5e curé Gaston Pageau Fév 1963 – Sept 1964

6e curé Paul-Émile Perron Sept 1964 – Mai 1968

7e curé Gaston Caron o.f.m. Juil 1968 – Août 1976

8e curé Gérald Thiboutôt Sept 1976 – Sept 1981

9e curé Walter van As s.c.j Sept 1981 – Août 2002

10e curé André Côté Août 2002 – juin 2007

11e curé Michel Jasmin Juil 2007 – Janv 2008

12e curé Luc Bouchard Janv 2008 – Mars 2012

13e curé Lévi Cossette Avr 2012 – Juil 2014

14e curé Michel Jasmin Juil 2014 – Avr 2017

15e curé Jean Clotaire Bocco Avr 2017 – Sept 2017

16e curé Richard Woodbury Sept 2017 – 10 Mai 2026

 

 

LE TROISIEME CURÉ DE BROWNSBURG: VITALIS BOUCHARD


MONSIEUR LE CURE VITALIS BOUCHARD,
devant l'église-école,
vers 1915

 

1912 marque une nouvelle étape dans le développement de la paroisse Saint-Louis-de-France. C'est le 25 août de cette année que la Providence désignait le jeune abbé Vitalis Bouchard comme successeur de M. le curé J.-P. Cadieux, récemment nommé curé ailleurs. Le curé Bouchard devenait ainsi le troisième curé de la paroisse. Ordonné prêtre le 21 décembre 1907, notre nouveau curé avait acquis durant ses deux derrnières années passées aux États-Unis, l'expérience nécessaire et indispensable pour conduire à bien l'oeuvre que Son Excellence Mgr Ch. Hugues Gauthier lui confiait.

Il commença son oeuvre ici le 25 août 1912. À son arrivée, la dette de la paroisse était de $2,500 et pour toute construction, la petite chapelle édifiée en 1906. Notre jeune curé s'attira bien vite la sympathie de la population et servit la population de Brownsburg jusqu'en 1954.

 

 

L'ÉGLISE SAINT-LOUIS-DE-FRANCE EN 1985

 











  

 
   
.